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Australie, Road trip de Brisbane à Cairns, QLD

"L’émerveillement est le premier pas vers le respect " : La Grande Barrière de Corail

Emerveillée, enchantée, subjuguée, fascinée… Et plus encore !

Il faut dire que j’ai toujours aimé l’océan, je suis en admiration devant sa beauté, envoûtée par ses mystères, charmée par ses habitants… Je n’aime pas trop la ville, je ne m’y suis jamais sentie très bien, je ne prends d’ailleurs jamais de photo en ville sans me forcer, moi qui ai pourtant le déclencheur facile. J’apprécie la montagne, la campagne mais je sais que ce ne sont pas des endroits pour moi. Je le sais car j’aime l’océan, sa force, son bleu, la mélodie de ses vagues. Ca a été un drame pour moi, lorsque je ne pouvais plus plonger à cause de mes oreilles, qui ne me laissent, je le sais, qu’un simple répit. Pourtant, j’ai été élevée loin de tout ça, sur la terre ferme mais j’en suis sûre tout au fond de moi : « I am meant to be there » et j’espère qu’un jour on habitera loin de tout, au bord de l’océan…

Parce que oui, je ne vous l’ai peut être pas dit mais je suis une grande rêveuse ! Hier soir encore, je parlais à mon Mathieu de mon petit coin de paradis au bord de l’eau, de tout ce que j’aimerais y emmener, de tout ce que j’aimerais aussi laisser derrière moi (derrière nous of course)… Le problème des rêveurs, voyez vous, c’est qu’ils ont parfois du mal à vivre dans le présent à savourer l’instant.. Car les rêves, vous le savez, c’est doux, c’est chaud, c’est envoûtant, c’est sécurisant.. Et pour celui qui ne sait pas naviguer dans la rêverie ayant les pieds bien trop ancrés dans la réalité, le rêveur est parfois fatiguant ! Il faut dire que le rêveur, il a des songes plein la tête et surtout plein le coeur, il a des envies diverses et variées et des idées un peu folles et toujours colorées !

C’est comme ça, il y a des rêveurs de nuit et des songeurs de jour ! Mais vous allez me dire, qu’est ce que vient faire ce texte ici ! C’est qu’il a toute sa place, voyez-vous, car survoler la grande barrière de corail, pour moi et tant d’autres ça a été comme vivre un rêve toute éveillée. Et lorsque je ferme les yeux, je suis encore éblouie par tout ce bleu et surtout cette vie, cet écosystème si ancien, si riche, si complexe et pourtant si fragile et menacé…

Parce qu’en plus d’être une rêveuse, je reste une biologiste fataliste et je sais qu’entre rêve, réalité et cauchemar, il n’y a qu’un pas.. Alors vivre certains de ses rêves, c’est aussi se culpabiliser, se dire que demain parce sa vie est ce qu’elle est et qu’on ne fait pas grand chose pour y remédier, toutes ces merveilles ne seront peut être plus qu’un souvenir, un doux rêve lointain… Et parce que la vie est ainsi faite que l’homme se construit dans l’oubli, il y aura alors peut être d’autres rêves, à condition qu’il reste des rêveurs…

Whitsundays-9

 

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2 petits mots

  • Répondre Marie

    Magnifique texte….magnifiques lieux…. Saurons-nous les preserver???
    L’envie d’y retourner, de s’y couler et de ne faire qu’un avec cette beauté…Un doux rêve…

    Merci infiniment

    3 octobre 2015 at 19 h 24 min
    • Répondre Sabine

      C’est vrai que c’était beau, une des plus belles choses qui m’est été donné de voir à mon avis 😀 On a bien de la chance

      6 octobre 2015 at 17 h 12 min

    Envie de me laisser un petit mot ?

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